L’épuisement professionnel, un glissement progressif
- gwenaellebevan
- 22 janv.
- 1 min de lecture
L’épuisement professionnel ne survient pas brutalement.Les cliniciens du travail décrivent un processus lent, souvent installé sur plusieurs mois, parfois bien davantage.
On continue à fonctionner. On s’adapte. On compense.
C’est un glissement, marqué par une accumulation de micro-déséquilibres, sans rupture franche au départ.
On parle parfois de burn-in comme d’un premier signal avant l’épuisement.Mais pour beaucoup, ce mot paraît déjà excessif, presque alarmant.
Les signaux sont pourtant souvent banalisés :fatigue persistante, sommeil perturbé, douleurs diffuses, irritabilité, perte de motivation…Et l’on se dit que, finalement, tout le monde est fatigué.
La question n’est pas tant ce qui arrive, mais la fréquence à laquelle cela se répète et dure.
C’est précisément cette capacité à « tenir » qui retarde le repérage.On ne se reconnaît pas comme étant en difficulté, avec l’illusion de maîtriser encore la situation.Il n’est pas si simple d’admettre une baisse de régime quand la performance est omniprésente.
Dans ce contexte, des outils d’auto-évaluation peuvent aider à se situer lorsqu’une inquiétude apparaît — pour soi, ou sous l’impulsion de l’entourage.Ils ne posent pas un diagnostic, mais permettent d’ouvrir le questionnement et d’en parler avec un professionnel : médecin, psychologue, ou dans le cadre d’un accompagnement formé à l’épuisement professionnel.
L’enjeu est de prévenir : prendre conscience que l’on commence peut-être à glisser, et s’orienter vers un accompagnement bien avant la rupture.
Repérer ces signaux en amont fait partie des leviers de prévention de l’épuisement professionnel.
Ressources : Le site Souffrance et travail : test du burn-out (Travailleur)


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